Politique de l’éducation

Le système éducatif Français doit aujourd’hui se renouveler. Entre l’hyperspécialisation à outrance et les lacunes d’intégration, au niveau éthique, socio-économiques, situationnel et contextuel, ainsi qu’au niveau des différences de particularités entre les identités de modes d’apprentissages de chacun, il nous faut intégrer la recherche pour créer un renouveau de l’Académie.

La France et l’Europe doivent mettre en place conjointement :

– Des dispositifs et plateformes innovantes d’apprentissage visant à favoriser l’émergence d’un ETAT ESPRIT académique au-delà de la simple compétence technique et de l’hyperspécialisation.

Nous devons promouvoir l’ouverture d’esprit et la résilience comme qualités du travailleur de demain. Elles sont les méta-compétences indispensables pour une bonne appréhension de l’environnement sociétal qui permettront à chaque citoyen d’être acteur de l’amélioration continue de notre République.

Il s’agit d’une responsabilité générationnelle sur le renouveau du principe d’éducation.

L’éducation est l’affaire de tous.

Nous croyons en un programme de réforme Education et Recherche sur 6 grands axes :

Europe et le Bilinguisme : En matière d’Education nous devons plaider au sein de l’Europe pour la maîtrise d’au moins une langue seconde (Bilinguisme) et ce depuis l’école primaire. À l’instar de la majorité de nos voisins européens (Pays Bas, Allemagne, Norvège, Suède….). L’UDLEF propose que l’anglais devienne dans le primaire, la langue de la communication orale, du jeu et des découvertes, jusqu’à se renforcer au Collège et devienne une spécialité au Lycée.
À travers cet apprentissage d’une seconde langue, les jumelages et les échanges Européens se trouveront facilités notamment dans le cadre d’Erasmus et Erasmus +. Les filières d’apprentissage se verront également valorisés avec des diplômés bilingues favorisant la mobilité et offrant plus d’opportunités de travail.
Des Lycées avec un label Europe dans lequel pourrait s’échanger les expériences éducatives européennes dans les contenus comme dans la pédagogie…

l’UDLEF propose l’utilisation systématisée des nouvelles méthodes d’apprentissage cognitif, c’est-à-dire de nouvelles méthodes d’enseignement basées sur les découvertes neuroscientifiques et la sensibilisation à la création de valeur sociale.

L’école et l’écologie :Afin de préparer un monde plus écologique et plus respectueux de l’environnement, nous devons faire de l’apprentissage des données écologiques un domaine d’enseignement dès le collège et non quelques interventions épisodiques.
La prise de conscience collective doit être un moment de réflexion sur nos gestes quotidiens et nos comportements (transport, nourriture, les économies d’énergie au sein même des établissements d’enseignement…)

L’école et l’entreprise :Pour des consciences éveillées dans nos écoles, nous devons également préparer nos jeunes à l’esprit d’entreprise et cela peut se faire au collège et au Lycée par des formations et surtout la réalisation de micros projets (ouverture de l’école sur le monde de l’entreprise).
D’autres part, la relation des jeunes avec le monde du travail et la connaissance des bassins d’emplois, se fait tardivement et souvent à l’occasion du mini stage de 3 jours en troisième, or c’est notoirement insuffisant.
Pour une meilleure orientation, le monde du travail, les différentes activités de production doivent faire partie des connaissances des jeunes dès la quatrième. Il faudra donc développer des activités technologiques et alterner les activités manuelles avec les activités intellectuelles.

La mobilité :Cela existe à une petite échelle mais nous devons développer davantage, les titres de transport, les cartes d’étudiants Européens, les campus européens : (Parc de logements réservé aux étudiants en mobilité).
-Certaines universités travaillent ensemble par les échanges d’enseignants et d’étudiants, il faut renforcer les jumelages et les objets d’études comme les doubles diplômes universitaires.
– la mobilité est également liée à la question du logement et l’UDLEF propose que l’état investisse dans la construction de foyers pour les jeunes travailleurs.

Une Europe constructive :Des socles de formations…Des pôles universitaires et de recherche afin de retrouver la solidarité européenne dans la réalisation des projets structurants…
Souvent, le frein à la mobilité c’est l’aspect financier : Nous devons instaurer des bourses mobilité, avec un cahier des charges afin de permettre aux jeunes de réaliser des projets européens…

l’UDLEF propose la création d’un programme Européen de type ERASMUS ou ERASMUS+ , plus étendu et plus riche basé sur les expertises et la recherche neuroscientifique et sur l’enseignement pluridisciplinaire pour l’excellence académique.

L’idée étant de créer un état de franchissement hors de sa zone de confort et d’être ainsi amené à la compréhension d’un mode de vie qui n’est pas le sien.

Nos quartiers et les banlieues

L’égalité des chances est le principe qui régit l’école de la République or notre système est discriminant d’un côté et reproductif de l’autre…
Nous assistons à une école à plusieurs vitesses qui ne permet plus « l’ascenseur social », la reconnaissance des compétences et l’intégration des emplois et des carrières d’excellence, les réussites sont à la marge.
La mixité se borne souvent aux discours car l’organisation de notre école par secteurs et quartiers ne permet pas la mobilité, la confrontation avec d’autres strates sociales l’ouverture Culturelle…
Il faut affronter la sectorisation des écoles et des collèges par la mobilité entre quartiers de la ville et la Métropole si possible .Bien entendu c’est difficile et nous devons gérer les a priori, nous ne pouvons plus admettre la multiplication des ZEP et REP plus ou moins : C’est une discrimination qui ne dit pas son nom et cela produit souvent en matière d’orientation, des parcours de Lycée pro en priorité.

La République et plus largement l’Europe doit garantir aux enfants autistes comme aux enfants à mobilités réduites une scolarité. Ces enfants doivent être accueillis dans les mêmes classes que les autres enfants.

l’UDLEF propose que toutes les écoles soient équipées pour les personnes à mobilité réduite (toilettes PMR, accès PMR cantine et classes). En plus de l’enseignant(e), un éducateur ou une éducatrice spécialisée soutiendrait le ou les élèves autistes. Changer le regard sur le handicap commence par mieux connaître le handicap et ne plus laisser nos concitoyens différents isolés. Le vivre ensemble, accepter les différences ne peut se résumer à des mots ou des concepts, il est temps pour nos enfants de vivre l’éducation civique. Et quand les enfants seront adultes, qu’ils seront chefs d’entreprise, artisans ou salariés, ils se souviendront de l’enfant handicapé qui était avec eux en classe, et l’accueilleront d’autant mieux dans le monde du travail.
La mise à niveau des bâtiments scolaires, la formation des enseignant(e)s, la création de poste d’éducateurs spécialisés représentent un coût, mais de nombreux emplois à la clef et une société plus juste.

 

Politique de l’enseignement supérieur, recherche :

Harmoniser les diplômes français par rapport à l’Europe.

Créer un partenariat public /privé et des pôles d’excellences de recherches régionaux dotés de moyens humains et matériels (mutualisation et harmonisation des spécialités).

Développer une politique pour attirer les meilleurs étudiants étrangers.

Ouvrir d’avantage l’accès aux écoles de médecines ainsi qu’aux écoles des métiers médicaux et paramédicaux.

Augmenter les bourses des étudiants sous conditions de ressources.

Offrir la possibilité d’emprunt public aux étudiants sous conditions.